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Semences Biologiques,
libres de droits
et reproductibles

Kévin et Julien

Producteurs multiplicateurs de semences en Ardèche

À 20 minutes au sud d’Annonay, l’Ay s’écoule patiemment le long des chemins de granit pour tenter de rafraichir l’Ardèche verte qui se teintent de nuances arides. Le hameau, bien installé dans un petit vallon perdu du piémont ardéchois, n’offre plus suffisamment de verdure aux chèvres alpines de Marie, la propriétaire des lieux. Les habitants, de nombreux jeunes aux activités variées : brasseur de bière, charpentier, wwoofeurs et nos fameux producteurs multiplicateurs de semences, recherchent la fraicheur à l’abri des murs de pierre. Julien, le fils de Marie et son associé Kevin attendent que le soleil s’apaise pour repartir aux champs. Il faut dire que la faune enfouie dans la terre sableuse, à quelques centimètres du granit semble elle-aussi subir une sieste forcée. « Nous avons paillé l’intégralité des cultures avec la paille du paysan boulanger d’à côté pour pallier l’absence d’eau », explique Kevin, en nous montrant une pastèque “Navajo Winter” qui peine à montrer son nez. « C’est la première année que la source du lac se tarie et nous devons faire des choix. » Cette année de sécheresse tombe en même temps que le lancement de l’activité semencière de Kevin et Julien. Ils gardent cependant espoir et espèrent puiser dans ces expériences des leçons pour leur organisation à venir. 

« On prévoit de ne plus travailler le sol, juste de mettre un engrais vert à l’automne et de pailler énormément, de récupérer la parcelle en contrebas qui bénéficie d’une source à l’année, de faire un gros compost, de mettre des canards coureurs indiens pour se débarrasser des limaces, et des ruches pour nous éviter une pollinisation manuelle comme cette année… On va aussi garder uniquement les semences des plantes acclimatées. » « On va proposer des plantes spéciales “sécheresse” », rit Kevin. À voir la splendeur de la quinoa “Red Faro”, cela semble tout à fait possible. « Je vais aussi arrêter la partie maraîchage. Je pense qu’il vaut mieux que je me consacre totalement à cette nouvelle activité car à deux, nous nous motivons et nous nous complétons. » 

C’est vrai que lorsqu’on voit le nombre d’assiettes installés sous la tonnelle de l’espace commun qui attendent la pizza à l’aubergine qui sort du four en terre, on comprend à quel point l’activité des garçons est appréciée par les gourmands du hameau. « Ce que je souhaite, c’est une qualité de vie. Je veux manger des produits dont je connais toutes les conditions de culture. Je vis en yourte, c’est exactement ce que je voulais quand j’ai quitté ma vie plus traditionnelle de paysagiste urbain. » explique Kevin. Julien, quant à lui, ancien charpentier, vient d’être papa et souhaite pouvoir concilier vie de famille et activité agricole. Ils profitent alors quelque peu de la rivière car bientôt, ils vont devoir plonger dans le grand inconnu ; la récolte et le tri des semences. Pour l’instant, seuls les Bleuets des Champs “Roses” reposent sur de grandes claies, régulièrement dérangés par l’éclatement des coquelicots de Californie “Carming King” qui explosent dans les sacs de kraft. « Avant ça, on a récolté les Pois gourmand à rames “Opal Creek”. Bientôt, tout va arriver en même temps donc on va construire une mezzanine spécial Kokopelli dans le hangar », rit Kévin. 

Que ce soit pour l’un comme pour l’autre, tout est arrivé si vite qu’ils ne semblent pas encore réaliser. Kévin, venu en wwoofing dans le hameau, s’est vu proposer de reprendre l’exploitation maraichère. Il a alors accepté et, trois ans plus tard, il a eu cette fois l’opportunité de produire des semences pour Kokopelli. Il a alors proposé à son ami Julien qui a accepté le défi avec enthousiasme, lui si admiratif des jardins de son grand-père, exempts de tous produits ou apports extérieurs. Heureusement, les garçons ont pu financé l’installation de l’arrosage grâce aux généreux dons d’internautes intéressés par leur projet lors d’une campagne de “crowfunding”. Ils sont aussi secondés dans leur lancement par de nombreux amis et wwoofeurs, eux aussi motivés par l’autonomie agricole. 

Le hameau est un lieu d’échange. Kevin n’hésite pas à partager dès qu’il peut ses découvertes insoupçonnées, telles que l’alternance de rangées d’ail avec celles des pommes de terre qui a permis une absence totale de ravageurs et maladies… Julien, quant à lui, a réussi à convaincre sa grand-mère Colette de pailler ses cultures pour les protéger de la chaleur. Bientôt, quand les garçons seront entièrement rodés, des ateliers à prix libre ouvriront leurs portes pour faire découvrir leurs techniques de production et de multiplication de semences. « Il faut revenir nous voir l’année prochaine. Le jardin sera encore mille fois plus beau », sourient les garçons avant de nous laisser de l’autre côté du voile anti insectes de la serre. C’est l’heure de l’arrosage du soir pour les Perillas “du Vietnam” qui semblent les remercier du bout des feuilles. 

 

 

 

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