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Semences Biologiques,
libres de droits
et reproductibles
Frais de port offerts dès d'achats*

Karine

Productrice multiplicatrice de semences en Creuse

Si l’on serpente entre les forêts de mousse et les maisons de pierres massives aux toits d’ardoise du Sud Est de la Creuse, on aura la chance de découvrir, au bout d’un chemin surplombant les champs de pâture, une petite yourte de feutre construite avec les matériaux du pays. C’est ici que Karine a décidé de s’installer, en achetant une des terres familiales, à 800m d’altitude, pour y créer son jardin. Sur 9000m2 se succèdent toutes les nuances de vert et de couleurs fleuries ; des courges et courgettes longées de soucis et de cosmos, des sojas ”Edamame” cachés sous une jungle de haricots, des pois et pavots se volant la vedette et des tomates par milliers, bien à l’abri sous quatre serres. 

Fille d’éleveurs, Karine a depuis très jeune été bercée par l’histoire des sacrifices imposés par l’activité agricole; pourtant, elle a toujours gardé en tête de reprendre la ferme. Après un bac STAE (Sciences et Technologies de l’Agronomie et de l’Environnement), Karine avait envie de sensibiliser le public ou les professionnels à des pratiques respectueuses de l’environnement et s’est orientée vers un BTS Gestion et Protection de la Nature option Animation. Mais l’idée d’une participation directe à la préservation de la biodiversité l’a ensuite amenée sur une autre route pendant sept ans, à la rencontre des productions maraîchères et des semences libres et reproductibles. 

Elle s’est d’abord initiée aux côtés du maraîcher Lionel Soulier à Lapleau en Corrèze qui est resté sa référence en matière de gestion du sol et des cultures et au GAEC Champs Libres avec Jean-Michel Peulier, producteur pour Kokopelli. Puis, elle a travaillé chez Catherine Persuy et Maurice Picco, président de Nature et Progrès des Pyrénées Orientales chez qui elle a testé une petite production de semences et au GAEC maraîcher Les Jardins du Temple à côté de Voiron en Isère. « Je suis rentrée dans mon village natal en 2015 et j’ai eu la chance de pouvoir acheter une terre d’élevage qui appartenait à ma mère, préservée de la chimie, sur un sol sablonneux et riche, régulièrement arrosé grâce au forage et protégé par un mélange de fumier et de sciure locale. » 

Cette terre accueillante, typique de ce coin de Creuse, est rarement travaillée à cette altitude, en raison du climat. “Heureusement”, depuis l’installation des cultures en plein champ, en 2016, le climat s’est adouci et les saisons s’allongent, ce qui permet à la majorité des semences d’arriver à terme avant le gel. Pour assurer une parfaite gestion des récoltes lors des hivers précoces, la grande stabulation qui héberge actuellement les tracteurs, le tarare et la motteuse électrique est en cours d’aménagement et va accueillir prochainement une chambre chauffée pour que les fruits mûrissent de manière optimale avant l’extraction des semences. Il y aura également un bureau, une salle de séchage, une cuisine pour l’extraction et une chambre froide pour laquelle elle réfléchit déjà à un fonctionnement autonome. 

Elle a déjà réussi à créer des triangles d’attelage pour le tracteur et un porte outil avec lame souleveuse avec l’aide de Clément, un ami venu s’installer en Creuse pour la soutenir pendant toute la période de lancement. Les techniques de conception lui ont été transmises par la coopérative d’autoconstruction L’Atelier Paysan en Rhône Alpes qui oeuvre pour la conception et la fabrication de machines et de bâtiments adaptés à une agroécologie paysanne. Cette réflexion sur l’autonomie, elle l’a souvent avec sa meilleure amie Anne-Sophie Pellet, rencontrée aux jardins du temple, qui l’aide depuis le début. « “Anne-Soupe“ va travailler la parcelle au dessus des planches cultivées pour tester des techniques de gestion “permaculturelle” telles que la fabrication de notre propre production de terreau, de purins et la conception de soupes avec les légumes dont la semence a été extraite », explique Karine en nous faisant goûter au délicieux gaspacho d’Early Siberian tout frais sorti de son dernier cadeau de noël, un presse tomates qui offre, en quelques secondes, des semences prêtes à macérer et un joli coulis à réaliser les jours de marché. « J’espère ainsi gagner du temps pour moi et pourquoi pas pour démarrer des projets de sensibilisation. » Depuis huit ans, une vingtaine de compagnons du réseau REPAS (Réseau d'Echanges et de Pratiques Alternatives et Solidaires ) viennent réaliser de gros chantiers pendant une semaine courant novembre. Ils découvrent ainsi, depuis l’année passée, la joie des discussions et des nuits dansantes au son des tamis et de l’accordéon de Karine dans la maison de Nénette, sa maman, entre les montagnes de cagettes en attente d’être triées.

« J’aime donner envie aux personnes de faire leur propre jardin, leurs propres semences… C’est aussi parfois tout un travail d’explication pour lequel il me faudrait des supports et des documents pédagogiques sur la ferme, ou même au marché, où mes courgettes sont parfois boudées parce qu’elles arrivent un mois après les hybrides pour la simple et bonne raison qu’elles respectent les saisons et prennent le temps de se gorger de saveur. Je pense vraiment qu’il est important de ne pas aller à l’encontre de la nature. Cela paraît fou pour les gens du coin avec qui j’ai passé le Certiphyto pour l’utilisation éventuelle de produits de lutte en AB mais l’année dernière, quand j’ai vu que mes fèves étaient le régal d’une armée de pucerons, je les ai laissé festoyer plutôt que de répandre des litres et des litres. »

Accroupie entre les ocas ”Moonshine” et le ”Original”, deux nouveaux tubercules en place depuis cette année, Karine observe cette vie qui grandit sous ses yeux et sourit : « En portant le légume de A à Z, je vis aux rythmes de la nature. Je découvre toutes les spécificités de chaque variété et j’en suis ravie car je fais aussi ce métier par curiosité, rit-elle. Je vais d’ailleurs diminuer la partie maraîchage qui représente actuellement presque la moitié de mon activité pour me concentrer sur les semences. » Non loin d’elle sont toujours installés les gros chiens Chaussette et Iris qui l’encouragent, parfois un des deux chats blancs passent surveiller l’absence de rongeurs. Nénette est venue récolter les premiers pois qu’elle ira ensuite trier. Tout ce monde veille qu’il pleuve ou qu’il vente sur les variétés du catalogue Kokopelli.

 

Vidéo : À la recontre de Karine !

 

 

 

 

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