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Semences Biologiques,
libres de droits
et reproductibles

Jérôme et Eva

Producteurs multiplicateurs de semences dans les Hautes-Alpes

Après avoir doublé maintes et maintes prairies d’herbes jaunies par le soleil des Alpes de Haute Provence, la fraîcheur d’un vallon de la plaine de Mane semble nous avertir de notre arrivée sur la parcelle d’Eva et Jérôme. Les deux producteurs de semences sont indépendants mais néanmoins côte à côte pour recoudre le voile de la nouvelle serre, déjà bien investie par une trentaine de variétés de poivrons. « Ne restons pas là pour discuter », rient-ils lorsque l’odeur indescriptible de la Jaborosa sativa aux nombreuses vertus thérapeutiques parvient à nos narines étonnées.

Il n’y a pas d’habitation sur le terrain mais une toile de tente berbère faite avec une toile militaire. Ceci fait office de QG pour les deux producteurs, là où ils dégustent quelques melons “Petit Gris de Rennes” et où ils remplissent les carnets de production de toutes les informations nécessaires au suivi. Lors de notre petit goûter improvisé, nous remarquons que l’eau potable est amenée dans des bouteilles et maintenue au frais dans un grand récipient enterré à l'ombre et rempli d'eau froide. Ce “frigo” caché entre les saules est situé dans un petit fossé d'infiltration des eaux qui scinde le champ. Nous apprenons également qu’il est de mise de jeter la peau des concombres “Heiwa” à nos pieds, pour une décomposition en surface.

Cette parcelle, sur laquelle ils se sont installés tous les deux en 2016, leur a permis de décider ensemble de nouvelles techniques de production. Eva explique : « Depuis 2013, Jérôme travaillait sur une parcelle dans le village à côté, et moi, j’avais testé cette nouvelle activité en 2015 avec quelques variétés sur un bout de la parcelle, de mon côté. Quand nous avons su que l’entente professionnelle permettait de s’associer sur un même espace, nous nous sommes installés ici pour mettre en place une forme d’agriculture basée, dans la mesure du possible, sur le non travail du sol et sur l'aggradation du sol qui signifie que le sol évolue naturellement vers un état de progrès durable. Ce sont les principes du Maraîchage Sol Vivant, qui vise à nourrir et prendre soin du sol, car c'est de là que tout part. »

Avec cette méthode, chiendent, liseron, sorgho d’Alep et autres herbes folles s’en donnent à coeur joie jusqu’à se faire recouvrir de ligneux ou de foin et de paille, broyat dans lequel seront ensuite directement repiqués tous les plants. La terre sablo-limoneuse sera travaillée à travers les trous de la bâche avec une grelinette à deux dents de leur création. Un champ entier de courges Maxima et Moschata atteste de sa joie d’être bien protégé et nourri d’une bonne quantité d’azote et de carbone.

Quand on leur demande s’ils ont des machines, la réponse s’élève dans un rire : « Notre machine elle est là. C’est une tondeuse. » « Dans cette démarche, nous découvrons l'incroyable richesse et complexité de ce métier, qui requiert des connaissances techniques de production et en biologie végétale mais aussi des connaissances naturalistes, entomologiques, mycologiques, botaniques,  agronomiques et chimiques, géologiques, ethnologiques, climatologiques et j'en passe ! » Ces notions ne leur étaient heureusement pas totalement inconnues avant de se lancer. Après un BTS aménagement paysager, Eva a passé un an comme horticultrice à l’ethnopole de Salagon, le musée et centre de recherche autour des savoirs de la nature et Jérôme, quant à lui, a passé 4 ans au sein de la Coopérative agricole et artisanale autogérée, Longo Maï, située à quelques kilomètres du lieu. 

« Je n’aurais jamais pensé en arriver là, s’émerveille Eva devant les clins d’oeil du soleil sur les nuances pourpres des tournesols “Velvet Queen”. Je suis passée de glaneuse de plantes sauvages à productrice de semences grâce à Jérôme qui m’a dit un jour : “Je travaille pour Kokopelli ; si ça t’intéresse, viens et je t’apprendrais.” Je me rends compte à 40 ans que tout est possible. » En effet, quand on voit les tomates à perte de vue, chaque variété bien séparée des 51 autres par de solides pieds de tabac, on se dit qu’il n’y pas de limites quand on aime la nature. « Les semences, c’est 300% de notre activité. Il faut être très bien organisé car le vivant vit à fond et il ne nous attend pas ! » 

Et c’est justement parce que le vivant n’attend pas qu’Eva est déjà repartie repiquer les dernières vivaces qui attendent, serrées dans un petit bac ombragé, l’heure de goûter à la vraie terre. Jérome, quant à lui, se douche sous le tuyau d’arrosage d’où s’écoule l’eau de la rivière la Laye afin de rejoindre enfin sa famille et de pouvoir raconter sa journée à ses enfants, qui ont tous trois la chance de porter un prénom fleuri.

 

Vidéo : À la rencontre de Jérôme !

 

 

 

 

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