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Témoignages des “Parrains/Marraines”

Repos, jardinier ! Témoignage de Claude Maupay
Parrain de trois variétés: tomate rouge “Quinte”, courgette “Forohosh” et concombre “Dekah”Sommaire

J’avais posé le vieux transat aux rayures vertes et blanches au mitan de la rotte* qui dessert les planches. On approchait la fin juin; sans cérémonie le printemps venait de faire passation à l’été et la terre, fraîchement arrosée, respirait la fertilité. Je pensais à toi, mon frère en humanités terreuses, à tes reins cassés, à tes mains calleuses, à ta passion économe qui chaque jour te conduit à ton carré d’agronome.

Au potager, ton regard passe si souvent qu’il ne fait même plus l’étonné. Il couve les semis, s’inquiète des levées, surveille les maturités, se réjouit des promesses mais se pose bien rarement. Jardinier ! comme si c’était du temps volé que te poser devant ton chevalet. Mais regarde-les tous ces verts sortis de ta main et des petits sachets de Kokopelli que tu reçois tous les ans. Vois l’infinie variété qu’ils t’offrent à longueur d’année, goûte l’ordonnancement de ton tableau, la fertile activité née de tes mains. Prends du champ, et plutôt que rester le regard bas, embrasse-le; pour une fois, prends-le de haut ton tableau.

Tiens, regarde. Tu les vois tes oignons et leur bleu jaunissant ? Fourbus d’être restés roides si longtemps, leurs cônes brisés finissent à terre leur maturité. Écoute, tu as bien le temps de faire comme eux. Alors économise-toi, repose-toi, ça t’arrive si peu.

Je sais ta marotte de vouloir tout redresser, d’ôter la fleur fanée, d’éradiquer le moindre bout de veillée* qui pointe timidement du nez. Je sais tes suées et les maux de ton dos. Alors va doucement, ici tu n’as ni commandant ni adjudant, que toi seul et le ciel et la terre. C’est pas la guerre, pas une corvée, c’est un havre de douceur ton paradou, ne livre pas bataille sur ton petit champ, couve-le doux. Et puis maintenant allons, essaie, un effort, juste un moment, fais un peu le fainéant.

Repos Jardiniers, Illustration de Geo Deshayes “Repos Jardiniers, Illustration de Geo Deshayes”

Je sais. C’est dur de rester inoccupé. Ton éducation ne t’y a pas habitué, hein ? Je te devine les bras ballants, les mains en manque. Ça colle si bien aux mains un bon manche. Et bien tant pis, assieds-toi. Fais le lézard, étires toi, prends le soleil, roule un somme, tire ta pipe et goûte.

Ici, c’est toi le patron. Ta petite usine végétale, t’inquiète pas trop, elle fait ses trois huit. Gaillardes, elles tournent sans râler tes équipes. Toutes les trois, tu te rends compte, qui bossent pour toi. Sans barguigner. Celles du jour comme celles de nuit après les consignes passées. Et çà bosse là-dedans, au dehors comme en dedans. Tu les imagines tes petites graines, le boulot qu’elles font dès que tu les as déposées dans le sillon ? Se motter au creux de la terre, prendre la fraîcheur, se gonfler les cotylédons, lancer la multiplication... T’as vu, elles mettent la surmultipliée et, cinq jours après, tu les vois déjà pointer les crosses de tes haricots.

Bien sûr, il faut y mettre du sien, remettre en route au printemps, s’activer, bêcher, semer, sarcler et recommencer, incessamment....Mais les bénefs sont les tiens et, en bon jardinier, tu les récoltes à pleines panerées. Rarement que pour toi, tu sais donner. Tu sais aussi attendre et récolter à grande maturité, sécher les graines parrainées et les retourner à Alès afin que Kokopelli perpétue plus loin la liberté de semer.

Allons, pas de nostalgie. Ici, c’est en direct un petit bonheur de philosophie, le fil de la vie, le jour et la nuit, le soleil et la pluie, les quartiers de lune et les saisons qui écossent le temps comme toi tes petits pois.

Mais je le vois, tu as encore les mains toutes bernousées* ! Déplantés, éboutés, repiqués, alignés, tu viens de les faire tes poireaux. Ils offrent la coupe en brosse du nouvel incorporé. Ceux-là viennent de la race des Bleus de Solaize; cinq grammes dans le paquet, de quoi lever une armée. Tes petits soldats maintenant plantés, tu en as pour neuf mois de tranquillité.

Alors tu peux souffler ! Fais un effort, repos, jardinier.

* une rotte est une petite allée dans le jardin.

* veillée : nom populaire du petit liseron

* bernousées : pleines de terre

Témoignage de Fabrice Lépine
Parrain du blé à grains vêtus “Engrain Noir”Sommaire

Voici pourquoi je suis membre de Kokopelli et pourquoi je souhaite parrainer des semences.

Ma démarche initiale: c’est à partir d’une pratique de plusieurs années de cultures naturelles pas très efficaces (car je connaissais mal les techniques de la culture biologique et biodynamique), que je me suis engagé dans l’apprentissage de ces modes de cultures.
Non seulement pour avoir des légumes sains mais aussi, voir surtout, pour apprendre à être en situation d’autonomie le plus possible.

Je veux dire par là que compte tenu de la taille de notre famille (5 personnes) et le temps (et l’espace) que je peux y consacrer, l’autonomie en culture vivrière n’est pas possible, enfin pas pour le moment. Donc, mon souhait depuis maintenant 5 ans, c’est d’apprendre la culture biodynamique dans une logique d’autonomie (perpétuer mes semences, terre vivante et nourricière, traitement à base de plantes, limiter au maximum les conditions de développement des maladies par la protection mutuelle des plantes,...)

Blé à grains vêtus “Engrain Noir” Blé à grains vêtus “Engrain Noir”

C’est en me documentant sur cette démarche que je suis naturellement tombé sur le site de Kokopelli. Ayant pris conscience par ailleurs de la façon dont l’industrie agro-alimentaire emprisonnait les consommateurs et les producteurs dans un processus de dépendance, j’ai tout de suite adhéré aux actions de Kokopelli vers la libération des semences et des consommateurs et producteurs de ces semences. J’ai trouvé dans Kokopelli, un moyen de contribuer à cette action très modestement à mon niveau.

Et l’idée de “préserver” les semences en les mettant sous la protection des jardiniers motivés est enthousiasmante. Il vaut mieux des semences “vivantes” que des semences “mortes” séquestrées dans un bunker dans le grand nord !

J’ai donc commencé par parrainer un petit épeautre de type Engrain noir : en raison de la symbolique de cette semence: variété ancienne, à la base de l’alimentation de nos contrées, le blé symbole de la confiscation et de la dénaturation des semences, et puis tellement nourricier.
J’ai donc semé l’année passée un petit carré de 1,50m sur 1,50m. Les blés ont levé modestement d’abord puis au printemps vigoureusement: les pieds ont atteint la taille de 1,20m/1,50m. Et j’ai été impressionné et admiratif de voir comment une seule graine pouvait produire un pied avec autant d’épis. Remarquable. J’ai pris grand plaisir une fois arrivé à maturité à couper un à un les épis. J’ai essayé de voir comment il était possible d’en consommer un peu, mais j’ai renoncé devant la difficulté à extraire les grains. J’ai donc envoyé l’ensemble de la récolte à Kokopelli via le salon Natura à Nantes.

Blé à grains vêtus “Engrain Noir” Blé à grains vêtus “Engrain Noir”

Cette année, j’ai fait une nouvelle récolte mais nettement moins productive. Ça sera mieux l’année prochaine. Justement je m’apprête à accueillir avec plaisir dans mon jardin une nouvelle variété dont la démultiplication est urgente: le blé poulard d’australie.

Témoignage de Francis Rique
“Tomates Success”Sommaire

Depuis plusieurs années j'étais un adhérent fidèle de Kokopelli. Durant ces années, l'information était là, sous mon nez, et pourtant il ne se passait rien. Et puis un jour, le déclic : «Être parrain d'une graine, quelle bonne idée!», Après plusieurs années de dormance l'idée avait germé. Et alors, sitôt dit sitôt fait. Me voici en présence d'un sachet comportant une douzaine de graines de tomates Success. Ce nombre parcimonieux de semences à lui seul, si c'était nécessaire, est un message. Je suis bien en présence d'une chose rare. Une chose rare risque de disparaître. Il faut donc la protéger. Me voici donc responsable de cette chose rare comme le Petit Prince de sa rose. Co-responsable plutôt car comment imaginer que l'on mette tous ses œufs dans le même panier. A propos d'œufs, me voici maintenant comme une poule ayant trouvé un porte plume. Loin de moi mon expérience de jardinier, en grand désordre se trouve tout ce que j'ai pu lire de pertinent sur la culture des tomates. Premièrement, me dit Monsieur de La Palisse, il convient de semer pour obtenir les premiers plants. Une barquette plastique remplie de compost est réquisitionnée dans ce but. Arrosage régulier, maintient à température douce et puis ...rien. Je ne saurais jamais l'erreur que j'ai commise mais aucun plant n'est sorti. Heureusement il y a Kokopelli. Grâce à lui il y a eu tolérance de panne. Me revoici donc avec un nouveau sachet de graines pour une nouvelle campagne de semis. Entre temps le bouche à oreille a bien fonctionné. Si mes semis de tomates Success sont enfin couronnés de succès, ce ne sera pas la seule bonne surprise: je recueille des plans de deux variétés anonymes dont le seul Curriculum Vitae est quelles sont cultivées dans l'Yonne depuis quarante ans. Autrement dit depuis la nuit des temps. Là, plus de contre temps, je me retrouve avec quelques pieds de chacune des variétés et arrive jusqu'à la récolte. Les trois variétés me fournissent des tomates d'environ quatre cent grammes. Le rouge rosé de la Success est relevé par le carmin et le mangue des deux autres variétés. Elles aussi frisent les quatre cent grammes. Là je peux mettre en route mes automatismes pour le recueil des graines: trempage pendant vingt-quatre heures dans l'eau puis lavage au tamis pour enlever la pulpe, nouveau trempage pour parfaire le processus et enfin séchage sur une feuille de papier. Entre temps, au grès des lectures, je réalise que mon procédé comporte des faiblesses fondamentales: la cohabitation de diverses variétés sans barrière aucune. Je n'ai pas su conserver la pureté de l'espèce. Quelques photos de Dominique Guillet en train d'assurer l'auto fécondation d'une variété de tomate me trace des pistes pour l'avenir.

Vous ai-je dit que parallèlement à la récolte des graines nous avons procédé à la dégustation de la pulpe? Saveurs très honorables avons nous pu constater. Sans oublier le plaisir des yeux.

Bilan de l'expérience? J'ai pu transmettre des graines à Kokopelli. J'ai consolidé mon savoir-faire. Je sais où se trouvent mes axes de progrès. J'ai fait évoluer ma représentation des variétés rares. Dans mon imaginaire en effet, beaucoup de ces variétés anciennes étaient des plantes intéressantes de part leur patrimoine génétique mais pas nécessairement au top en terme de productivité. Quelle grave erreur! J'avais oublié le lent travail méthodique de millions de jardiniers anonymes. De génération en génération ils ont contribué par un patient travail de sélection à développer et conserver la diversité de semences que nous connaissons aujourd'hui. A nous de contribuer à conserver ce patrimoine.

Depuis plusieurs années j'étais un adhérent fidèle de Kokopelli ai-je dit tout au début. Oui mais pourquoi ? va-t-on me demander. Chaque individu est imprégné d'un système de valeurs. Ce système conditionne la représentation qu'il se fait du monde. De cette représentation dépendent ses croyances et ses choix d'action. Pour moi qui fut un lecteur de «La gueule ouverte» et de la revue «Le Sauvage» ce n'est que récemment que j'ai compris que le système de valeurs dont j'étais imprégné était partiellement celui qui prévalait avant que l'on « ouvre la parenthèse » de l'énergie facile, Il fallait faire durer ce que l'on avait, non pas de part un phénomène de mode mais parce que la société était consciente que les ressources étaient limitées. Elle en était même totalement imprégnée. Cette valeur fondamentale de la société a peu à peu disparu et nous assistons aux balbutiements de son retour.

Contribuer à «fermer la parenthèse» de l'énergie facile, à effacer la perte de sens quelle a induit chez beaucoup d'entre nous, à prendre conscience des confusions auxquelles nous avons participé pendant tous ces temps où nous avons confondu avancée technique et progrès technique, voici ce que permet la participation à la sauvegarde d'une petite graine.

Témoignage de Frédérique Wauquier
“Piment Doux Sweet Green”Sommaire

Piment doux Sweet Green “Piment Doux Sweet Green”

Pour la deuxième fois, je parraine un piment doux, cette année c'est la variété « Sweet Green ». Les piments peinent à trouver un bon équilibre dans mon petit jardin; la terre calcaire et caillouteuse, malgré un apport important de compost, leur permet juste d'atteindre une hauteur de 50 cm. Ils poussent en compagnie de tomate, basilic, et vipérine. Actuellement toute la production (deux rangées de huit pieds chacune) est en fleur, certains s'ornent de petits fruits tout vert. Le jardinier use d'une bonne dose de patience, d'observation car la maturité des fruits survient tard dans la saison, mais alors quel plaisir de voir ces rangées de piments au feuillage vert bouteille rougeoyer et produire de beaux fruits comestibles. Quelle fierté de participer en tant que marraine, à la pérennité d'une variété potagère.

Témoignage de Jocelyne Vescovini
“Tomates German Gold, Auriga et, haricots verts Cupidon”Sommaire

J'habite un petit village du département de l'Isère dans la commune de Claix. Ce hameau s'appelle Cossey situé à 450 m d'altitude. J'ai la chance d'avoir un jardin de 100 m2 environ, que je cultive depuis 11 ans maintenant.

C'est en 2005 que j'ai découvert l'association Kokopelli. Je voulais cultiver des variétés anciennes de légumes, afin de récupérer les semences pour l'année suivante. En lisant les actions et projets menés dans certaines régions du monde, j'ai eu très envie de participer à cette grande aventure de parrainage. C'est comme ça, que depuis 4 ans je suis « marraine » des variétés de légumes (gourdes, tomates « German Gold », « Auriga », et cette année, haricots verts « Cupidon »). En consultant la gamme collection et boutique, je suis fascinée par le nombre de variétés de légumes et de plantes qui existent ainsi que leur dénomination, parfois à coucher dehors, j'épate mes amis, les voisins, alors j'explique ma démarche, mon action militante, je peux paraître bizarre, originale pour le commun des jardiniers, ça me passionne!!!

Les tout débuts du parrainage furent une source d'angoisse, de découverte, et de perplexité. Comment reproduire des semences les plus pures possibles? Quand on a un petit jardin déjà bien encombré par diverses plantes, (fleurs et légumes). Semer est une chose; Préserver la pureté variétale de la plante, en est une autre. Alors je cogite, avec qu'elle autre espèce elle voisinera, comment la mettre à distance d'une même variété etc....j'avoue, c'est ce qui est pour moi le plus contraignant. Mais quel challenge!!!!

La variété de légume choisie occupera alors une place privilégiée. Suivie du début du semis au repiquage définitif, elle sera mon point de mire durant toute la saison. Arrosage au purin de plantes, binage, paillage, observation etc...
Certains légumes fruits m'ont causé du souci.
Les tomates par exemple: Ah les tomates! On dit que c'est facile, certes!! Mais quand les fleurs bien formées se mettent à tomber, ou que les fruits commencent à se « tacher »; idem pour les courgettes !!! Survient alors la série des grandes questions méta-cosmiques. Qu'est ce qui se passe? Ce n'était pas la bonne lune? J'ai trop arrosé? C'est pas assez arrosé, il fait trop chaud? Il fait trop froid? J'ai pourtant mis des orties dans le trou de plantation!!! j'ai paillé!!! Bref, d'un seul coup le ciel plombé par l'anticyclone me tombe sur la tête.... Voilà pour le côté peine. Mais quand la première tomate apparaît tranquillement se souciant peu de mes états d'âme, alors seulement je commence à comprendre.

Avec quelques années d'expériences de parrainage, les inquiétudes du début s'estompent peu à peu pour laisser place enfin à une juste raison; l'observation , la documentation, trouver seule des explications simples, dédramatiser!!!.(même si parfois j'appelle Kokopelli pour leur faire part d'un souci). J'ai appris aussi à accepter les incidences de la nature, Se dire que chaque plante réagit en fonction de l'habitat qu'elle occupe, l'exposition , le sol, les conditions climatiques etc.... Chez moi la terre est lourde, calcaire, caillouteuse, terre de vigne par excellence, les carottes longues droites et bien charnues sont exclues, sauf si je mets du sable dans le sillon, sinon je reste muette d'admiration devant les merveilleuses sculptures que la terre a façonné. Si mes tomates ne ressemblent pas à des obus, qu'importe!!! Chaque année, elles remplissent mon panier, les graines seront bien au rendez vous pour alimenter d'autres jardins à travers le monde.

Petit à petit je me fixe des objectifs. Par exemple, de me constituer une petite « banque de graines » avec des variétés diverses que ce soit en légumes fruits ou autres légumes.

Je ne voyage pas, mes graines le font pour moi, c'est ma plus grande récompense. Aider des populations à se libérer de la tutelle de l'industrie semencière, outrancière, est une motivation suffisante pour poursuivre le parrainage et continuer de cultiver des variétés anciennes.

Petite chanson enfantine et lutine:
Je me mutine dans mon jardin (bis)
pour que la terre respire enfin
debouts jardiniers lutins
debouts jardiniers malins
Je me mutine dans mon jardin (bis)
pour que les peuples mangent bien (reprendre debouts jardiniers).
Je me mutine dans mon jardin pour y casser du casse grain etc etc.........

Témoignage de Cécile Pagès
“Haricots Mangetout Nain Butterzart”Sommaire

Les Haricots Koko !

Quelques centimètres sous une terre argileuse et fertile et hop, voilà les haricots en train de germer, et de grandir à vue d'oeil, fidèles à la tradition du haricot magique. Un printemps exagérément pluvieux et la terre se peuple d'innombrables limaces... On sort nos coquilles d'oeufs, branches à piquants, cendres, marc de café, godets de bière... pour protéger nos petits plants encore fragiles de salade, roquette, cresson, et de haricots. C'est à ce moment-là qu'on s'est rendus compte que ces haricots parrainés, on y tient encore plus que les autres. On leur permet de pousser pour se reproduire et continuer d'exister. On porte une attention toute particulière à ce qui fait leur spécificité, au sein de la grande famille des fabacées. Une allure, une couleur de peau, une fleur, une taille, une forme de feuille... C'est là aussi qu'on se rend compte de leur force et leur puissance. Malgré de nombreuses feuilles dévorées par de si minuscules gastéropodes, notre tribu de haricots veut vivre, et un intense filet d'énergie les fait renaître encore plus forts, une fois l'humidité ambiante disparue. Voici venu l'été, et les fruits atteignent doucement leur maturité.

Témoignage de Marinette Uettwiller
“Haricots Mangetout Nain Butterzart”Sommaire

Haricot Royal Burgundy Bush “Haricot Royal Burgundy Bush”

Je suis heureuse de parrainer des semences, et de cultiver de manière saine et écologique c'est une façon, très humble certes, de participer au bien être de notre planète et de l'humanité qui crient au secours. Une photo de mes haricots « Royal Burgundi Bush ». La récolte ne sera pas énorme, j'ai déjà sélectionné quelques plants réservés aux nouvelles semences.
J'espère que l'été ne s'est pas tout à fait envolé, car depuis trois jours il fait 11 à 15 ° et il pleut!!!
Merci pour tout ce que vous réalisez.
Mes meilleures pensées à tous, bon courage et succès dans votre entreprise.

Témoignage de Jean Godin
“Mazette du Poitou”Sommaire

Haricot Monaco Phenomene “Haricot Monaco Phénomène”

Un petit mot pour dire que je suis très heureux de parrainer une variété de haricots "mazette du Poitou" pour la 3ème année. Cette année nous souffrons de la sécheresse même en Bretagne! Mais un bon paillage devrait me permettre d'avoir une récolte satisfaisante.
Cette année j'ai semé également des haricots mangetout à rames "Monaco" et "Phénomène" sur bambou en forme de tipi. Ils ont un très bon développement et de très belles gousses. Sous le tipi pousse des courges....J'attends l'automne pour voir le résultat de ces cultures à 2 étages....

Témoignage de Meiyna Vernet
“Laitue Purple Oak” et betterave “Early Blood Turnip”Sommaire

Accompagner le cycle de la vie, de la graine à la graine, est pour moi source de joie, celle de prendre part activement au monde du Vivant. C’est pour moi un émerveillement sans cesse renouvelé devant les infinies stratégies du monde végétal pour assurer sa continuité. Que de diversité dans la manière de protéger, ou non, et de propager ses graines !

C’est aussi une joie de faire ma part pour œuvrer au maintien des variétés anciennes et de faire, très humblement, un pied de nez aux multinationales de la semence. C’est une joie du partage, puisque produire ses semences, même avec seulement quelques porte-graines, entraine la multiplication de semences disponibles et donc le don, autour de moi et plus loin de moi, grâce à l’association Kokopelli qui réunit Nord et Sud par ces échanges de graines. Dans mes animations dans le domaine de l’agro-écologie, je suis heureuse de transmettre un savoir-faire concret quant à la production des semences, mais aussi un savoir-être qui implique un esprit de résistance et de partage. La problématique de l’autonomie alimentaire, via l’appropriation du monde vivant, n’affecte pas que les pays du Sud, et le travail sur les semences permet de nous approprier, chacun à notre niveau, quelques solutions.

Produire des semences, c’est aussi parfois, pour être honnête, source de casse-tête ! Je dispose d’une petite parcelle de terrain, au sein de jardins familiaux. Il me faut donc être vigilante sur le choix des espèces et variétés, pour éviter les risques d’hybridation. Pour Kokopelli, je produis une laitue et une betterave. Pour moi, je récolte graines de laitues, blette, arroche, tomate, haricot, pois, amarante et de fleurs annuelles. Je dois être attentive aux variétés présentes dans les jardins voisins, quand les jardiniers y laissent des porte-graines. J’aurais envie de faire encore davantage d’expériences mais la taille du jardin (120 m2) reste une limite. Ceci dit, mon expérience montre qu’il est possible de participer à une certaine autonomie alimentaire, même avec une petite surface !

J’en suis venue naturellement à participer à des trocs nature, et j’y apporte des semences, les miennes et celles offertes par Kokopelli, pour y faire circuler ces variétés anciennes et le principe de la gratuité des semences. Nous sommes un groupe de jardiniers passionnés dans ma région, et nous avons mis en place un réseau de production de semences, avec une charte qui guide la production et le don de ces semences à l’intérieur du réseau. Je suis convaincue que c’est par ces petites expériences et ces petits groupes que nous pouvons à la fois protéger la biodiversité et envisager notre autonomie alimentaire.

Les semences c’est la vie. Produire, offrir, échanger des semences, c’est un acte de résistance qui permet de favoriser la biodiversité cultivée, de préserver notre patrimoine génétique, en cultivant des variétés anciennes, reproductibles et menacées de disparition, de retrouver notre autonomie alimentaire en récoltant nos propres graines et en cessant d’acheter des graines chaque année, d’entrer dans une dynamique d’échanges et de solidarité, de privilégier des semenciers qui travaillent réellement à la sauvegarde des variétés, et d’œuvrer à l’adaptation des variétés existantes et créer de nouvelles variétés. Peut-il y avoir source de joie et de motivation plus grande ?

Je remercie de tout coeur l’association Kokopelli pour son œuvre de diffusion, de partage et d’éveil des consciences ainsi que pour son travail de terrain, qui relie les êtres au-delà des frontières de toutes sortes.

Témoignage de Ghislaine DELUBAC
Tomate “Pandelantes Italiennes”Sommaire

Je suis marraine depuis 2 ans et me sens investie d’une mission hautement importante. Faire ses semis en février devient tout d’un coup quelque chose à ne surtout pas échouer! Toute la famille s’implique dans l’évolution des graines, le choix de leur futur emplacement, l’arrosage...

Il y a derrière chaque fleur, qui donnera un fruit qui lui-même donnera d’autres graines, un message d’espoir et de fierté. On imagine le voyage de nos futures graines vers d’autres contrées. On imagine des paysans se servir de ces graines. On imagine des mines réjouies de croquer dans de beaux et sains légumes. On imagine un monde plus solidaire...

Témoignage de Bernard et Marie-France Stoufflet
Parrain et Marraine de la tomate rose “Rose Japonaise”Sommaire

Membres d’une association environnementale, il nous manquait la possibilité de s’engager concrètement pour la défense de la biodiversité. Ce fût le cas lors de notre adhésion à Kokopelli et notre choix de parrainer une variété de tomate rose, “la rose japonaise”.

Nous avions à relever un certain défi sur notre petit potager de ville et leur 100 m2! Bien qu’adeptes depuis longtemps de la culture biologique, nous n’avions pas encore envisagé de récolter nos semences et de réaliser nos propres plants. C’était l’occasion d’une remise en cause de nos méthodes et d’une ouverture enthousiasmante vers d’autres méthodes.

Lecture attentive du magnifique livre de Dominique Guillet, préparation des terres, compostage plus enrichi et l’aventure commença: semis en février, repiquage en godets en avril, mise en terre en mai, traitement alterné par quinzaine (cuivre léger et purin de prêle). Le jardin reste une grande école de patience: espoir d’une bonne récolte, angoisse lors des attaques de mildiou (et ce fût le cas la première année).

Malgré tout, la récolte, sans être magnifique, était là: il fallait alors passer à la phase de production des semences. Le livre de Dominique nous a encore permis de trouver les bons gestes. Un stage Kokopelli, en mars 2009, chez Maryse, nous a bien aidés à comprendre les meilleurs moyens pour produire la semence la plus belle et la plus pure. Nous restons de modestes producteurs avec une certaine fierté d’être acteurs dans la grande aventure de Kokopelli et de “Semences sans Frontières”.


N'hésiter pas à nous faire parvenir vos témoignages par mail (photos bienvenues) sur l'adresse suivante : adhesions@kokopelli-semences.com

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