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Nouvelles de Kokopelli de Décembre 2013


Visite suspecte de la Répression des Fraudes dans les locaux de Kokopelli

Le mardi 10 décembre dernier, nous avons eu l’honneur d’accueillir, dans nos nouveaux locaux du Mas d’Azil en Ariège, deux fonctionnaires de la Répression des Fraudes : Monsieur Doresse et Madame Guérin, dans les rôles, authentiques, de Dupont et Dupond. Ils s’étaient déplacés de Lille et Montpellier, respectivement, et faisaient prétendument une « enquête nationale sur la tomate ». Nous les avons eus entre les pattes pendant pratiquement 10 heures et il faut dire qu’ils se sont illustrés par une ignorance crasse du dossier des semences : ils ne savaient pas ce que signifiait « semences standard », nous ont demandé benoîtement où il était possible de se procurer le Catalogue Officiel français, s’interrogeaient sur les mobiles de l’Etat français pour nous harceler judiciairement, prétendaient vouloir assouplir la législation à notre bénéfice, etc.

De plus, bien au delà des enjeux de la tomate, ils voulaient TOUT savoir sur TOUT : chiffre d’affaires de Kokopelli, produit des adhésions, relations de l’association avec le Réseau Semences Paysannes, etc. etc. Hallucinant. Les Renseignements Généraux étaient passés quelques semaines plus tôt et ils ne s’étaient pas montrés aussi indiscrets. Quant à la tomate, elle s’est retrouvée relayée au rang de vulgaire prétexte à leur démarche inquisitoriale. Tout cela pour nous faire signer, en toute fin de journée, un torchon sans aucune portée, dans lequel nous avons dû corriger d’innombrables fautes d’orthographe.

Mais quel projet fumeux mijotent encore nos bons fonctionnaires publics ? Vont-ils encore une fois nous harceler, pour les beaux yeux du GNIS ? Et si la tomate représente un quelconque intérêt à leurs yeux, pourquoi ne s’intéressent-ils pas aux myriades de fausses tomates anciennes qui inondent les étals de marchés et supermarchés de France et de Navarre, en toute tromperie pour les consommateurs ? En voilà, un dossier intéressant… C’est, à notre avis, là qu’il faut porter l’attention et cette petite visite impromptue de la Répression des Fraudes a stimulé notre envie de lancer une campagne sur le sujet, à laquelle nous allons avoir le plaisir de vous inviter à participer. Suite, donc, au prochain numéro, pour les réjouissances de l’été…



* * *


Point d’étape sur la réforme de la législation européenne sur le commerce des semences

Nous vous avions déjà informé(e)s : une réforme de la législation européenne sur le commerce des semences est en cours depuis plusieurs mois à Bruxelles. La Commission Européenne a publié sa proposition de Règlement, désastreuse, le 6 mai dernier. Celle-ci est actuellement en discussion au Parlement Européen, et plus particulièrement au sein de ses commissions Agriculture et Environnement, et au Conseil de l’Union Européenne.

Le député italien Sergio Silvestris a publié récemment son projet de rapport et a ainsi fait connaître ses propositions d’amendements. Elles tentent de parfaire un texte écrit à la hâte, très incomplet et encore beaucoup trop confus. Mais elles ne changent pas l’économie générale du projet et ne font encore aucune place réelle à la biodiversité semencière. Les autres députés membres de la commission Agriculture du Parlement Européen avaient jusqu’au 11 décembre dernier pour déposer leurs propres amendements. Il y en aurait plus de 1000, et ce bien qu’ils n’aient été déposés que par les quelques députés et assistants qui ont pu étudier, un tant soit peu, ce dossier particulièrement touffu. Les autres, en effet, sortent d’un train de mesures législatives et réglementaires établissant le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC) pour les 7 prochaines années. Le Ministère de l’Agriculture français, quant à lui, continue de jouer dans ce dossier un rôle particulièrement pernicieux : il a préconisé aux députés français des amendements visant à éliminer, purement et simplement, les très timides dérogations proposées par la Commission Européenne pour autoriser la mise sur le marché des variétés pour « marchés de niche » et du « matériel hétérogène », c’est-à-dire les variétés non destinées à l’agriculture industrielle. Nous en appelons à Stéphane Le Foll : la biodiversité alimentaire mérite un sursaut de bon sens politique, qui se démarque des positions officielles de l’administration française, gangrénée par la présence du GNIS !

En tout état de cause, l’agenda, très serré, qu’avait établi la Commission Européenne ne laissait aux députés européens que 15 jours pour examiner ce projet de réforme sur le commerce des semences. De plus en plus de députés se sont donc exprimés récemment, y compris le Parti Populaire Européen (parti du député chargé d’établir officiellement le rapport parlementaire sur le texte) pour rejeter le texte dans son ensemble, d’une part parce que celui-ci ressemble plus à un brouillon de travail qu’à une proposition législative, et, d’autre part, parce qu’ils n’ont pas le temps matériel de faire un travail législatif sérieux. Il s’agirait, à notre avis, d’une sage décision de la part du Parlement Européen. Si elle était adoptée, ce serait le nouveau Parlement, élu après les élections européennes de mai 2014, qui serait chargé d’examiner la nouvelle proposition que la Commission Européenne serait, elle, sommée d’élaborer. Le Règlement ne serait donc pas adopté avant l’année 2015.

Nous nous réjouissons de cette perspective qui nous donnera l’occasion d’interroger et de mobiliser les candidats aux élections européennes pendant leur campagne et de vous informer des positions prises par chacun sur le thème de la biodiversité alimentaire.



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"Ceux qui sèment - Graines de résistance"

Kokopelli a le plaisir de vous présenter la proposition des éditions Seepia pour la traduction et la traduction de l’ouvrage remarquable de Janisse Ray, "The Seed Underground".

Janisse Ray est un écrivain US, naturaliste et activiste écologiste. Elle a une passion pour les semences et pour les potagers, pour les gens et leurs histoires, qui sont aussi des histoires de graines et de jardins, des récits de connections entre des lieux et des personnes.

Dans cet ouvrage, Janisse raconte l’érosion tragique de la diversité des semences, comment des réseaux de gardiens de semences se trouvent détournés de leur objectif initial, comment Monsanto & Co déploient leurs stratégies infernales pour s'emparer et modifier ce qui est le fondement même de la survie humaine. Mais elle insiste surtout sur les façons de résister dans nos jardins à ce drame en cours. Son style mélange botanique, socio-politique et beaucoup d’humanisme, ce qui rend le sujet accessible à tous.

Les éditions Seepia proposent actuellement de faire ce livre en français au moyen d'une co-édition. Le titre sera "Ceux qui sèment - Graines de résistance". Leur campagne de levée de fonds s'achève dans 8 jours. Plusieurs partenaires soutiennent déjà ce projet dont Vandana Shiva et Kokopelli.

Pour les aider, voici la page de leur campagne : http://www.babeldoor.com/ceux-qui-sement-graines-de-resistance

L'équipe de Kokopelli.

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