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PROCÈS INTENTÉ PAR LE GNIS ET LA FNPSP

Voici le texte intégral du communiqué de la FNPSP auquel il est fait référence dans l'article "contre la tyrannie des croyances de l'agriculture toxique". Ce communiqué est à ce point consternant de pauvreté intellectuelle que nous ne voulons pas être soupconnés de l'avoir modifié pour mieux argumenter.
A ce jour, il ne semble pas avoir été présenté sur le net. Les lecteurs pourront juger d'eux-mêmes. Par respect de la biodiversité culturelle, nous avons partout conservé les fautes d'orthographe de ce communiqué officiel de la FNPSP.

Communiqué de la FNPSP contre Kokopelli

Paris, le 29 janvier

La Fédération Nationale des Professionnels des Semences Potagères et Florales dénonce les idées reçues sur les semences et leur commerce

A l’issue du procès qui l’a opposée à l’association Kokopelli et face aux nombreux commentaires qui en ont découlé, la Fédération Nationale des Professionnels des Semences Potagères et Florales (FNPSP) souhaite faire le point sur certaines idées fausses qui sont aujourd’hui véhiculées sur les semences potagères.

Idée reçue N°1 : « La biodiversité alimentaire est en danger »

A l’heure actuelle, en Europe, plus de 100.000 variétés de légumes sont préservées dans les conservatoires de ressources génétiques et cultivables à tout moment, et ce notamment grâce au travail des membres de la FNPSP. Dans un même temps, l’association Kokopelli revendique 1 200 variétés conservées…

En 1900, le catalogue Vilmorin qui représentait la quasi-totalité de la production française ne comportait que 10 000 variétés. Aujourd’hui, le catalogue européen, qui recense la totalité des variétés commercialisables comprend 19.000 variétés potagères et 10.000 d’entre elles sont mises en vente par les semenciers membres de la FNPSP.

De plus, chaque année les semenciers « potagéristes » françaiscréent près de 400 variétés nouvelles qui viennent enrichir la biodiversité alimentaire disponible et s’ajouter aux 100.000 variétés de légumes existantes.

Idée reçue N°2 : « Les semenciers professionnels ne se préoccupent pas dumaintien des légumes et des semences anciennes »

Au-delà des 19 000 variétés proposées au catalogue, les semenciers professionnels sont les acteurs principaux du maintien des semences anciennes. La FNPSP a mis en place « Les Mainteneurs » une section spécifique de semenciers qui mutualisent leurs efforts pour se partager le travail considérable et essentiel de conservation du patrimoine génétique des légumes anciens. Chaque année les mainteneurs mettent en culture plus de 5000 variétés anciennes à des fins de conservation. Ils constituent donc le premier réseau de maintien et de conservation des légumes oubliés.

Idée reçue N°3 : « La réglementation mise en place vise à interdire de vente et à séquestrer les semences anciennes, pour le plus grand bénéfice du lobby des semenciers »

La réglementation actuelle qui repose sur l’Inscription au Catalogue et le Certificat d’Obtention Végétale, ne constitue en rien une mainmise sur le vivant et une « séquestrations » des légumes anciens.

L’inscription au catalogue garantit à l’acheteur (agriculteur ou jardinier amateur) la qualité des semences qu’il achète : conformité à la variété choisie, bonne germination, stabilité dans le temps… La situation des semences est très proche de celle des vins, pour lesquels le catalogue des AOC permet au client de savoir ce qu’il achète !
Elle garantit aussi la non introduction et la non diffusion de parasites et de maladies des plantes sur le territoire européen.

Le Certificat d’Obtention Végétale quant à lui présente, à l’inverse du brevet américain, l’avantage de rémunérer les efforts de recherche des créateurs de variétés nouvelles tout en permettant d’utiliser sans délai ces variétés pour en créer encore de nouvelles.

La désaffections que connaissent certains légumes anciens provient plutôt de l’évolution des goûts et des modes de vie : les choux de Bruxelles, la laitue beurre… ne sont plus guère consommés, l’amertume des endives ne plait plus, les haricots doivent être sans fils… Autant d’évolutions qui demandent de produire de nouvelles semences et en condamnent d’autres à l’oubli.

Si le semenciers se félicitent du regain d’intérêt de nombreux jardiniers et cuisiniers pour les légumes anciens, il serait illusoire d’imaginer qu’un tel retour puisse concerner la totalité du marché des légumes. En effet, les variétés anciennes ne peuvent à elles seules nourrir 60 millions de français.

Idée reçue N°4 : « Les semenciers exercent une véritable captation du vivant en stérilisant les semences et en empêchant les jardiniers de réutiliser leurs semences »

Contrairement aux accusations manipulatrices portées récemment contre les fameuses semences « hybrides F1 » celles-ci ne sont généralement pas stériles. Quand elles le sont il s’agit d’une particularité génétique pas d’un objectif de sélection. Hors ces exceptions, les hybrides comme n’importe quelle autre plante fleuriront et produiront des semences. Cessemences seront parfaitement viables et donneront une grande diversité de légumes, preuve que la bio-diversite n’a pas été perdue.

Ainsi un hybride de tomate a fruit moyen, qui résulterait du croisement d’un parent a gros fruit avec un parent a petit fruit. L’amateur qui ressèmerait sa récolte aurait à la fois des fruits moyens, des gros fruits et des petits fruits.

Par ailleurs, les utilisateurs jardiniers ou professionnels ont toujours le choix entre semences hybrides et non-hybrides. Ces dernières étant plébiscitées par les utilisateurs pour leurs qualités particulières : meilleure résistances aux agressions, rendements supérieurs, régularité des fruits… on voit mal les semenciers aller a l’encontre des demandes de la majorité de leurs clients !

Enfin les semenciers n’ont jamais interdit aux utilisateurs de faire leurs propres semences et n’ont aucunement l’intention de s’opposer à cette pratique. Un jardinier passionne a donc parfaitement le droit de conserver une partie de sa récolte ou de chercher a sélectionner lui même les plantes qu’il préfère.

La réglementation en vigueur ne restreint aucune des pratiques ci-dessus. Par contre faire commerce de ces semences est une activité de toute autre nature, que le législateur a décidé de régler bien avant l’apparition des hybrides ou des groupes semenciers modernes. Il est indispensable que la loi républicaine s’applique a tous.

Idée reçue N°5 : « Les semenciers exercent une mainmise sur le marché du végétal et oeuvrent pour réduire le nombre de variétés disponible »

Contrairement a cette assertion, un marche plus segmente et plus diversifie serait au bénéfice des semenciers qui valoriseraient mieux leurs ressources et savoir faire en matière de création de nouveaux légumes.

L’uniformisation actuelle des produits découle de l’uniformisation des modes de vie et non l’inverse. Chaque année les semenciers proposent des centaines de nouvelles variétés qui ne trouvent pas d’acheteurs. C’est en moyenne 9 nouveautés sur 10 qui sont rejetées par les acheteurs sur des critères de performance ou de « différence ».

Sur les dernières décennies,la palette de variétés offertes au consommateur pour une même espèce reste assez stable, et les nouvelles variétés remplacent fréquemment de plus anciennes qui ne répondent plus aux besoins de l’ensemble de la chaîne de production : agriculteurs, commerçants et consommateur final. Mais ces dernières ne sont bien évidemment pas perdues et sont précieusement conservées pour une nouvelle utilisation si le besoin s’en fait sentir.

Ce travail continu de toilettage de la gamme est nécessaire. Aucun semencier ne pourrait proposer une gamme de 19 000 variétés de tomates, aucun agriculteur ne pourrait cultiver de façon rentable une infinité de variétés d’un même légume et aucun maraîcher ne pourrait faire de même en proposant sur son étal 100 sortes de tomates, 100 sortes de navets…

Dans une profession diverse, les décisions de renouvellement de gamme sont très différentes selon les acteurs. Les grands groupes tendent a renouveler leur offre rapidement, mais il existe bon nombre de plus petites entreprises qui maintiennent amoureusement les variétés qui constituent notre héritage commun. Ces entreprises familiales opèrent dans le strict cadre de la réglementation française et s’en accommodent parfaitement.

Si l’on peut intellectuellement déplorer l’uniformisation de l’offre produit au sein d’une même espèce (moins de variétés de tomate), on ne peut nier le fait qu’elle a conduit a faire baisser de manière spectaculaire les couts a la production de ces produits, et permis ainsi une offre d’espèces plus nombreuses (des tomates, des poivrons, des aubergines, des courgettes, etc...) qui étaient absentes des tables de nos parents, et parfois inconnues de nos grands parents.

Il en résulte une offre de légumes diverse et de qualité, accessible au plus grand nombre. Entre le catalogue Vilmorin de 1900 et le catalogue actuel, beaucoup de nouvelles variétés (hybrides ou non) sont apparues, beaucoup de vieilles variétés ont été retirées (mais non perdues) et l’espérance de vie est passée de moins de 40 a plus de 80 ans. Toutes les études nutritionnelles démontrent que les légumes y sont pour quelque chose !

La FNPSP en bref

La FNPSP regroupe 45 producteurs de semences potagères et florales répartis en sections : Marché Professionnel et Grand Public, Mainteneurs de variétés anciennes, Recherche, Fleurs et production de semences. Elle est majoritairement constituée de TPE et de PME dont la moitié produit ou distribue des semences pour amateur.

La FNPSP est associée au GNIS un groupement interprofessionnel qui rassemble semenciers et agriculteurs.

Contact presse :
Lionel Benatia - Vae Solis Corporate
Tél. : 01 55 20 28 84
E-mail : lionel.benatia@vae-solis.com

La réglementation sur les semences en bref

Le marché des semences françaises obéit a de nombreuses règles qui protègent l’utilisateur de semences, et notamment les agriculteurs pour qui une garantie de semences de qualité s’avère indispensable.

L’inscription au catalogue

Inscrire une variété au catalogue permet de s’assurer de la qualité des semences proposées : elles doivent correspondre à une dénomination unique, être distinctes homogènes et stables dans le temps. En résumé, un jardinier ou un agriculteur qui achètent un sachet de semences ont la garantie que la totalité des navets qu’il a planté seront bien tous des « Navets Gros long d’Alsace », qu’ils germeront convenablement, et qu’ils n’évolueront pas dans le temps.

Il s’agit de règles et de garanties semblables à celles qui régissent le commerce de nombreux autres produits et qui visent à protéger l’acheteur (agriculteur ou jardinier amateur) contre d’éventuelles tromperies. Il n’est pas imaginable de voir un agriculteur perdre toute sa récolte au prétexte que les semences n’auraient pas la qualité requise.

Ces règles permettent également de réguler le marché et de protéger les petits semenciers professionnels spécialisés dans les semences anciennes qui constituent une part importante de la FNPSP et des semenciers français.

La FNPSP a également été à l’initiative, en 1997, de la mise en place du catalogue des variétés amateur aux conditions assouplies (frais d’inscription réduits et contraintes techniques allégées).

Le Certificat d’Obtention Végétale (COV)

Le COV est le système adopté en Europe pour protéger la propriété intellectuelle des semenciers. Le COV garantit au créateur de chaque variété nouvellement crée et qui résulte d’années de recherche, une juste rémunération de son effort de recherche pendant une période limitée de 25 ans.

En revanche, et à contrario du système de brevets américains, le COV permet à tout un chacun d’utiliser librement la variété nouvelle pour la croiser avec des variétés existantes et contribuer ainsi à l’enrichissement de la biodiversité alimentaire.

Ce site est une création de Étienne Samson, de Ananda Guillet avec l'aide d'Ivan Thé pour la mise en page des articles  ~ Contactez un Webmaster ~